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Feuille paroissiale Fresnes Rungis du 29 mars 2026

Feuille paroissiale Fresnes Rungis du 29 mars 2026

Le sacrifice de la croix : l’autre nom de l’amour ?

Bientôt, nous allons fêter Pâques, second mystère dans la vie du Christ après celui l’Incarnation. Il est impossible de fêter la résurrection de Jésus-Christ en passant sous silence l’événement de la croix. En effet, ces deux événements, celui de la Résurrection et celui de la croix, sont inséparables.

La croix est un concept qui fait peur à l’homme. Toutefois, dans la vie quotidienne, il est courant de dire que « sans sacrifice, il n’y a pas d’amour ». Par sacrifice, on entend des renoncements, des concessions souvent difficiles auxquelles on doit consentir afin de faire grandir ou témoigner de l’amour envers autrui. Chez les humains, tout amour vrai, sincère, est inséparable du sacrifice donc de la croix. Dieu emprunte et perfectionne cette logique humaine. La première étape du sacrifice, manifestation de l’amour divin envers l’humanité, a été le fait de devenir homme de Dieu. « Lui qui était de condition divine, il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect ». (Ph 2,7). Mais devenir homme de Dieu n’a pas suffi. Il a fallu, cette fois-ci, que Jésus-Christ donne tout en sacrifiant sa vie sur la croix. Ne disait-il pas qu’« il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » ? (Jn 15,13). C’est ce qu’affirme, également, l’apôtre Paul : « la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs ». Sur la croix, Jésus témoigne de cet amour qu’il a envers son Père en choisissant librement de faire sa volonté jusqu’au bout. Sur la croix, Jésus donne tout par amour pour l’humanité : ainsi se confirme l’intuition de Thérèse de Lisieux « aimer c’est tout donner et se donner soi-même ».

Pour mieux célébrer Pâques et comprendre son sens profond, il faut s’émerveiller de deux événements inséparables : le miracle de la Résurrection et le sacrifice de la croix. La Résurrection vient confirmer que l’amour de Jésus pour son père et pour l’humanité est plus fort que la mort.
L’amour ne peut pas mourir ! Le disciple de Jésus n’entrevoit pas seulement dans la croix un instrument d’horreur mais un haut sommet du témoignage de l’amour.

En célébrant Pâques, « souvenons-nous, donc, que l’amour vit à travers le sacrifice et se nourrit du don... Sans sacrifice, il n’y a pas d’amour » (Maximilien Kolbe).

Père Faustin Nzabakurana, curé

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